ABSINTHE officinale (J/S)

Absinthe officinale

Retour à la liste des plantes

ABSINTHE officinale
Artemisia absinthium

Noms vernaculaires : Absinthe officinale, Absinthe romaine, Aluine, Alvine, Armoise absinthe, Armoise amère, Grande absinthe, Herbe sainte, Herbe aux vers, Herbe des vierges…
• Anglais : Absinthe, Absinthe wormwood, Absinthium, Wormwood…
• Allemand : Wermut, Echter Wermut…
• Espagnol : Absintio, Ajenjo, Ajenjo mayor…

Présentation
Famille : Composées
• Du grec “apsinthion” : “sans douceur”, à cause sans doute de son amertume, l’Absinthe défraya en son temps la chronique par les méfaits dûs à sa verte liqueur alcoolique qui endommageait gravement le système nerveux de ses consommateurs. Il suffit de lire “L’Assommoir” d’Emile Zola pour comprendre pourquoi cet apéritif est aujourd’hui interdit dans la plupart des pays européens. Elle conserve néanmoins de multiples propriétés médicinales reconnues dès l’Antiquité. Cette grande plante vivace, de 40 à 100 centimètres se reconnaîtra, en juillet et août, à ses fleurs jaunâtres réunies en épi capitulaire, à ses feuilles vert argent, velues et profondément découpées, à son odeur forte et pénétrante.

Habitat
• L’Absinthe préfère les terrains incultes, les lieux arides et la rocaille des montagnes de toute l’Europe. En France, vous la rencontrerez dans les Alpes et le Massif central jusqu’à ± 2.000 mètres d’altitude.

Biodynamie
• L’Absinthe officinale à une durée de vie d’une dizaine d’années.
• Elle éloigne les insectes et les papillons du chou. Plantez-la en bordure de votre jardin.
• Elle ne doit pas être plantée proche de la Sauge, du Fenouil, du Carvi. Elle risque de nuire à leur croissance.
• Tailler à la base avant l’hiver. Si besoin est, vous pouvez pratiquer une taille importante au printemps pour rendre la plante plus compacte.

Multiplication
• Semis au printemps à l’abri du froid
• Division de la touffe à l’automne et au printemps
• Boutures herbacée et à talon en juin

Bestioles
• Visiteurs : Abeille… (Voir photo)

Phytothérapie
• Propriétés : apéritive, digestive, emménagogue, vermifuge…
• Constituants : suc amer (absinthine), huile essentielle (oleum absinthii = thuyol et thuyone), résines, tanin, acides, nitrates…

Utilisation
• On utilise les sommités fleuries et les feuilles.
• En infusion, (5 g. pour 1 l. d’eau, 2/3 tasses par jour) elle élimine les gaz et arrête la mauvaise haleine dûe aux problèmes de digestion.
• Le vin d’Absinthe est apéritif (un petit verre avant le repas) et digestif (un petit verre après le repas), tonique, emménagogue et vermifuge. 30 g. d’absinthe macérées 24 h. dans 60 g. d’alcool à 60°. Ajoutez un litre de vin blanc et faites macérer dix jours de plus. Passez, exprimez et filtrez.
• La décoction est utilisée en compresses sur les contusions.
• Un cataplasme d’absinthe bouillie, appliqué 2 à 3 mn sur le ventre, soulagerait des règles douloureuses
• Ne doit pas être donnée aux enfants, aux femmes enceintes, ni à celles qui allaitent.
• Ne pas utiliser l’Absinthe plus d’une dizaine de jours; ses effets deviennent nuls et elle peut occasionner des irritations gastriques et “taper” sur le système nerveux.
• De petits bouquets d’Absinthe verte, placés dans vos armoires, éloigneront les insectes indésirables
• Son odeur est très aromatique et sa saveur très amère.

Anecdote
• Est-ce pour son goût désagréable que dans la Bible l’Absinthe symbolise les épreuves de la vie ? Toujours est-il qu’elle va jusqu’à rendre amer le lait des nourrices et qu’elle donne à la chair des animaux qui la consomment une saveur déplaisante.
• Elle entre dans la composition du Vermouth (son nom allemand est “wermut”)
• La consommation d’absinthe est passé de 6.500 hectolitres en 1873 à 360.000 hectolitres en 1911. La fabrication de la liqueur à été interdite en France en mars 1915.