ALCHEMILLE vulgaire (H)

ALCHEMILLE vulgaire

Retour à la liste des plantes

ALCHEMILLE vulgaire
Alchemilla vulgaris

Noms vernaculaires : Manteau de Notre Dame, Pied de lion, Patte de lapin, Porte rosée…
• Anglais : Lady’s mantle…
• Allemand : Gelbgrüner Frauenmantel…
• Espagnol :Pie de león…

Présentation
Famille : Rosacées
• Les grandes feuilles aux lobes dentés de cette petite plante vivace recueillent chaque nuit la rosée que les alchimistes utilisaient autrefois dans leur quête de la pierre philosophale. Les deux mots ont même origine, grecque ou copte. On lui a longtemps attribué la propriété de rendre la virginité à celles qui l’avaient perdue. Inodores, ses minuscules fleurs vert clair aux grosses étamines jaunes se réunissent en corymbes le long d’une tige vert clair à zones rougeâtres. Les fruits sont des akènes. La racine de l’Alchémille est un rhizome portant plusieurs tiges.

Habitat
• Fréquente, c’est sur les prairies de montagne, jusqu’à 2500 mètres, et les chemins forestiers que vous rencontrerez l’inodore Alchémille.
• Son rhizome apprécie les sols argileux.

Cueillette
• L’Alchémille ne possède pas de pétales colorés. Chacun de ses petits calices verts donnera naissance à une unique graine.
• La floraison à lieu de mai à octobre.
• Elle ne supporte pas la congélation.

Phytothérapie
• Propriétés : anti-inflammatoire, astringente, cicatrisante, sédative, stomachique, vulnéraire
• Constituants : acides organiques, glucides, lipides, saponide, résine, tanin
• L’infusion de feuille ou la décoction de racine est donnée comme tonique et régulatrice du flux menstruel.
• En lotion, cette infusion dessèche les plaies.
• Le jus de la plante tonifie les peaux grasses.
• On lui donne la réputation d’être aphrodisiaque.
• On s’en servait autrefois pour les bains de bouche après une extraction de dent.

Anecdote
• Les anciens n’ignoraient pas que l’Alchémille était une des meilleures armes pour faire fuir les elfes et les farfadets.
• Son nom lui vient de l’arabe «al kemelieh» = alchimie. Certains recueillaient la rosée que les dieux avaient déposé dans le creux des feuilles de la «Porte rosée» et la nommaient «eau céleste». Ils l’utilisaient dans leur quête de la pierre philosophale;
• Elle était au Moyen Age dédiée à la Vierge Marie et aux “problèmes” féminins.