ARBROSOIR (J)

Arbrosoir Fleur

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ARBROSOIR
Arboralveolus purpureo

Noms vernaculaires : Arbre à arrosoirs, Arbre à alvéoles, Bonheur du jardinier, Arbre des lutins, Arbre à brosoirs, Pommier brosoir…
• Anglais : Watering tree, Goblin tree…
• Canada : Arbre à chantepleure…

Présentation
Famille : Ascépiadacées
• Personne ne connaît l’origine de ce sous-arbrisseau vivace. Il peut atteindre environ 2,18 m de haut. Le tronc plus ou moins tortueux ne porte aucune feuille, même l’hiver. Les minuscules fleurs multi incolores, à neuf pétales bilabiés en quinconce, n’apparaissent que la nuit de la Saint-Jean des années bissextiles. Chacune est fécondée par un lutin mâle pas malin qui en subit un épectase. Sept ans après apparait le fruit. Ces fruits sont de petits agrumes multicolores, difficilement mangeables, étanches, qui peuvent prendre diverses tailles fonction de la position de la Lune par rapports à la planète Vénus lors de la fécondation. Ils sont souvent appelés « Pomme d’arrosoir » mais il est rare qu’ils répondent à cet appel. Le nom vernaculaire de « Arbre à alvéoles » lui a été donné pour la capacité de ses fruits à recevoir un contenu et à le laisser ressortir par des petits trous situés à bon escient à l’opposé du pédoncule floral; de la cervoise bien sûr, d’où l’attrait pour les lutins, mais aussi du lait de poule pour la douche, des boutons de guêtre à trier, du sable de champignons à tamiser… Chez les anciens, la « Fête du Brosoir », célébrée le 10 de la Lune noire, voyait les participants s’offrir mutuellement l’apéro en s’échangeant les fruits colorés tout en dansant une « gigrosoir » échevelée et tournicotante. Cette fête dionysiaque tombée en désuétude, ce sont aujourd’hui surtout les jardiniers qui les utilisent comme récipients pour l’arrosage de leur production, à condition de tenir le fruit dans le bon sens. Mais la nature étant bien faîte, une excroissance sur un côté du fruit, parfois à droite, parfois à gauche, peut servir à saisir ce qui devient alors un bête arrosoir. Aujourd’hui, une version métallique, puis en plastoc, inventée par l’ingénieur austro-goblinlandais Amadeus von Water est proposée aux incrédules. Certains hurluberlus utilisent la « Pomme brosoir » comme instrument de musique, mais le son qui en sort est rarement agréable malgré une bonne caisse de résonance naturelle.

Habitat
• L’Arbrosoir apprécie tous les sols bien drainés à condition qu’il soit proche d’une région à lutins et susceptibles de recevoir quelques rayons lunaires, vénusiens et sirusiens.
• Sa croissance est très très lente. Comptez 1440 lunaisons avant l’apparition des premières fleurs.

Biodynamie
• Ne pas planter au milieu des cactus qui n’apprécient pas ses vertus hydrophiles.

Multiplication
• Par marcottage à faire une nuit de pleine Lune du 29 février.
• La germination est évaluée à trois décades circulaires de Sirius.

Bestioles
• Visiteurs : escargots, limaces, et tous ceux qui ont soif ou apprécie les vertus du bain cloisonné.

Phytothérapie
• Propriétés : anti-sécheresse, déshydratant…
• Constituants : minéraux à rouille, vide interstellaire, rayons astraux…

Anecdote
• L’Arbrosoir commun (Arboralveolus vulgaris), tout aussi rare, est une espèce dont les fruits sont unicolores, toujours d’un triste gris de jour pluvieux.
• Dans le calendrier républicain, qui respecte la tradition, la fête de l’Arbrosoir est le 10 thermidor.