COQUELICOT (J/H)

Coquelicot Fleur 02

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COQUELICOT
Papaver rhoeas

Noms vernaculaires : Mahon, Pavot des champs, Ponceau, Pavot coq, Gravesolle…
• Anglais : Corn poppy
• Allemand : Klatschmohn
• Espagnol : Amapola
• Italien : Rosolaccio

Présentation
Famille : Papavéracées
• Tout le monde reconnaît et aime le pauvre et gentil Coquelicot, rejeté des champs de blé qu’il décorait de ses quatre beaux pétales rouge feu. Messicole, comme le Bleuet, il se cantonne aujourd’hui aux bords des routes et des talus de chemin de fer. C’est une plante annuelle de 30 à 80 centimètres de haut, à tige peu rameuse, à grande fleur isolée atteignant jusqu’à huit centimètres de diamètre au centre de laquelle trône l’ovaire avec son bonnet rayé de noir. Fragiles, ses pétales sont réputés en médecine familiale pour lutter contre la toux et comme calmant. Pennatipartites, ses feuilles sont sessiles et poilues comme la tige. De la famille des Pavots, le Coquelicot renferme un suc toxique pour le bétail.

Habitat
• C’est sans doute avec les Céréales apportées des pays orientaux que le Coquelicot s’est implanté un peu partout dans le monde. Considéré comme nuisible par les agriculteurs, il est aujourd’hui repoussé sur les bords de routes et champs abandonnés.
• Il apprécie toutes les sols, avec une préférence pour les argilo-calcaires, limons et terres légères.

Cueillette
• C’est au début de l’été que ses belles taches rouges parent nos campagnes. N’ayez garde d’en trop cueillir, les pesticides ont malheureusement fait du Coquelicot une plante en voie de régression.
• On fait sécher rapidement les pétales, récoltés par temps sec, en les disposant délicatement par couche fine sur du papier, et on les conserve à l’abri de l’humidité.

Cuisine
• Vous pouvez récolter les petites graines de pavot pour parfumer vos pains et gâteaux.

Phytothérapie
• Propriétés : adoucissant, antispasmodique, émollient, hypnotique, pectoral, s»datif, sudorifique
• Constituants : alcaloïdes (rhoeadine, rhoéarubine), pigment anthocyanique rouge.
• On utilise les fleurs, en prenant soin de ne choisir que les bien rouges et bien formées, à peine écloses.
• Les pétales ne sont pas toxiques, le reste de la plante l’est très faiblement.
• En infusion, (5 à 10 g. pour 1 l., 4/5 tasses/jour) on l’utilise pour lutter contre le rhume, angine, bronchite, colique, insomnie, coqueluche.
• En infusion (10 à 20 g. pour 1 l.) en compresses pour lutter contre les petites rides du visage.
• Légèrement narcotique, les anciens mêlaient le suc de coquelicot à la nourriture des enfants pour les faire dormir.

Anecdote
• Déméter, déesse grecque, buvait des infusions de Coquelicot pour se consoler de l’enlèvement de sa fille Perséphone par le Dieu des enfers, Hadès.
• Jusqu’au XVIe siècle, on lui donnait le nom de «coquerico» pour sa ressemblance avec la crête du coq.
• On en a trouvé dans les tombeaux des anciens égyptiens qui en faisaient des guirlandes.
• Dieu voulant punir le Coquelicot pour sa fierté, il demanda au Diable de toucher la fleur. C’est depuis ce jour que le fond de la corolle est noir.